La Libye, ce pays de barbares ?

Une controverse a éclatée lors de la mort de Khadafi sur la mise en place d’une Constitution fondée sur la Charia. La Charia, cette chose par nature « barbare » et idéologiquement inacceptable… pour des occidentaux chrétiens ? Soudain en France nous avons eu, comme au moment du voile, une poussée inespérée de féminisme, y compris venant de
l’extrême droite !

Droits des femmes ou droits des occidentaux ?

Notons d’abord l’ironie dans la dénonciation unanime du rétablissement de la polygamie
de la part de ceux qui ont promu il y a quelques mois l’intervention militaire en Libye. Le peuple qu’on devait alors impérativement aider à se libérer du joug dictatorial serait devenu un peuple de primaires islamistes, et donc forcément de terroristes en puissance. (Le joug dictatorial qui était lui-même notre meilleur allié en 2007 lorsqu’il s’agissait de vendre des armes.)

Mais qui s’est inquiété du sort des femmes Libyennes durant cette guerre ? Qui a bien voulu rappeler que les situations de conflits armés sont extrêmement propices aux violences sexuelles ? Selon les rapports de l’ONU Femmes, dans les conflits contemporains, 90% des victimes sont des civiles, et parmi elles, la grande majorité sont des femmes et des enfants. Dans les situations de guerres ou de conflits armés, les femmes peuvent subir des formes spécifiques de violences et violences sexuelles, parfois déployées pour atteindre des objectifs militaires. Elles peuvent également être forcées à différentes formes d’exploitation sexuelle pour subvenir à leurs besoins ou assurer leur survie.

Cet aspect n’a pourtant jamais été évoqué ni au moment de l’intervention militaire ni après. Il est trop tôt pour savoir ce qu’il s’est passé ces derniers mois, d’un côté comme de l’autre, mais on ne voit pas très bien pourquoi ce conflit échapperait à la règle. De même, on ne voit pas très bien pourquoi le rôle de la France serait plus exemplaire et irréprochable que dans d’autres conflits. Il ne s’agit pas d’affirmer sans preuves que le scénario Rwanda ce serait inévitablement reproduit, mais on peut tout même douter des bonnes intentions déclarées par nos représentants à l’ONU : lors de son intervention, le représentant de la France a salué le rôle des femmes dans le Printemps arabe. Il a en outre rappelé l’importance que les femmes continuent d’être représentées et activement consultées dans les processus de réformes en cours. Enfin, il a rappelé l’engagement de la France dans le cadre de son plan national d’action afin de renforcer la participation directe des femmes aux opérations de reconstruction et aux processus décisionnels.

La laïcité comme déguisement de la chrétienté

Maintenant, on fait mine de se préoccuper des droits des femmes et de la laïcité des institutions. Car c’est bien connu, l’Islam est incompatible avec l’égalité des sexes. Bien plus que la religion catholique, dont nos lois et notre code civil sont si peu inspirés ! Il ne s’agit pas ici de nier le fondement patriarcal de la polygamie ni de défendre cette pratique, mais simplement de la mettre en perspective au regard de nos propres pratiques. Si l’Islam ne doit pas inspirer la Constitution, pourquoi la Chrétienté le pourrait ? Une telle affirmation ne tient que si l’on considère la deuxième comme intrinsèquement supérieure à la première, quelque soit le contexte.

En France, le divorce par consentement mutuel et le droit à l’avortement ont été arrachés au législateur il y a seulement quelques dizaines d’années, et la difficulté à les obtenir vient bien évidemment des pressions conservatrices et catholiques. Les mêmes qui continuent de s’opposer à l’avortement, sont les premiers à dénoncer le rétablissement de la polygamie en Lybie. Il vaudrait donc mieux être dépossédée de son corps que d’être la femme d’un mari polygame ?

De même les violences conjugales n’ont été reconnues par la loi qu’en 2010 ! Car le mariage signifie appropriation de la femme et de son corps par le mari, et qu’il était jusqu’alors inconcevable que le refus d’un rapport sexuel puisse exister dans un couple marié. Ce qui devrait primer est l’intégrité physique et le respect de la femme et non de savoir qui a le droit de la posséder (la réponse étant : personne à part elle-même). A moins qu’il ne soit prouvé que la polygamie favorise les violences ? S’il s’agit de choisir entre être la 3ème femme ou être la seule mais être battue et ne pas avoir accès à l’IVG, les préceptes catholiques n’apparaissent pas si nettement comme étant plus progressistes… Mais la laïcité et la séparation entre les lois et la religion ne semblent devoir s’appliquer qu’aux pays « sous-civilisés », ayant des religions par nature plus « violentes ».

Oui les religions oppriment les femmes, TOUTES les religions. Non pas la foi individuelle des pratiquants, mais la religion en tant qu’institution, et son utilisation par l’Etat comme moyen de contrôle des corps et de la population. Alors gardons-nous de donner des leçons de civilisation et de féminisme à un peuple dont on a envahi par la force le territoire il y a quelques mois. Si le but était de rétablir la démocratie, laissons les Libyens s’autodéterminer et décider démocratiquement de leurs lois. Les droits des femmes ne sont pas par nature « occidentaux », pas plus que la « démocratie ».

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Rentre faire à manger, nous on fait les tracts

Il est acquis que la gauche, les mouvements sociaux, les syndicats, sont des organisations progressistes. Le camp du progrès, c’est celui du mouvement ouvrier. S’il est vrai que les mouvements sociaux ont contribué de manière incontestable à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, leur rapport au féminisme a toujours été lui plus compliqué. L’égalité entre sexes irait de soi, à tel point qu’il n’est pas nécessaire de le mentionner ou de s’en inquiéter. Dans le mouvement, nous sommes tous égaux. Précisément, oui, TOUS, mais pas TOUTES…

Un modèle masculin-neutre

Le premier dispositif qui permet d’écarter les femmes est la construction d’un modèle du militant-type masculin. Un modèle qui s’appuie sur les normes dominantes et les reproduit. Le militant parle fort, s’impose, est sûr de lui. Il est entièrement disponible pour la « cause » à laquelle il dévoue sa vie, sans conséquence aucune sur la sphère privée (évidemment pendant ce temps-là, c’est la femme qui lave ses chaussettes). Les féministes elles sont des « hystériques » qui crient dans leurs réunions. Elles sont « radicales » et « sectaires » (surtout les lesbiennes). Mais si on regarde les débats télévisés, ou les séances de l’Assemblée Nationale, que voit-on ? Le cirque. C’est un vrai cirque. Des quinquagénaires blancs et riches qui s’insultent comme à la cours de récré et qui s’envoient des chiffres à la figure que personnes ne comprend à part eux. Dans ce cas, on parlera de « charisme »…

Les qualités militantes encouragées et valorisées, sont souvent assimilées à des traits masculins.

Les dirigeantes expliquent souvent que le soupçon d’incompétence est toujours plus fort sur les femmes, et que celles-ci doivent faire leur preuve par rapport aux hommes pour qui la place est acquise. Les tâches auxquelles elles sont cantonnées sont perçues comme moins prestigieuses, et s’appuient sur leurs qualités « naturelles ». Secrétaire de santé ou du lien avec les adhérents, sont des fonctions bien plus courantes pour les femmes que pour les hommes. Ces tâches étant naturalisées, elles sont par là même rendues invisibles, ne recourant à aucune compétence
proprement militante. Pour se faire admettre aux postes de pouvoir, les dirigeantes doivent non seulement justifier d’un niveau de compétence plus important, mais aussi « adopter une attitude conformiste visant à faire oublier leur état de femme ».

Illustration par Sarah

La domination symbolique de l’espace public

Un autre mécanisme très efficace pour exclure les femmes est de les insulter publiquement. En s’appuyant sur la définition donnée par Claire Oger, on peut définir l’injure sexiste comme un propos à caractère violent visant à discréditer et à dénier toute forme de légitimité politique aux femmes. Elle distingue trois formes d’injure sexiste :

la supériorité machiste, qui s’exprime par des gestes inappropriés de galanteries ou par des adresses familières renvoyant à l’infériorité ou la fragilité de la femme.

l’argument ad mulierem, (par opposition à ad hominem), qui marque le déni de compétence aux dirigeantes.

l’injure non spécifique, généralement sexuelle ou renvoyant au corps de la femme, qui varie des propos les plus brutaux aux sous-entendus les plus « salaces ».

Ainsi les militantes se plaignent régulièrement des rapports de séductions inappropriés dans leur organisation, ou du renvoi systématique à leur sexe. « Elle ne va jamais y arriver », « elle est trop fragile pour parler en public », « elle est mignonne mais… quelle cruche ! »,… qui n’a jamais souffert de ce genre de remarque ? Les remarques sur le physique sont elles systématiques, qu’elles soient positives ou négatives. Bien que la taille de notre président actuel soit aussi tournée en dérision, on ne commente jamais les habits, la coiffure ou le poids d’un homme public.

Comme le montre Goffman dans Façons de parler, cet usage de la parole pour insister sur le physique des femmes révèle les positions sociales de chacun des sexes.
Décrivant une conférence de presse lors de laquelle le Président Nixon interpelle une journaliste sur le fait qu’elle porte un pantalon et non jupe, Goffman affirme que les rôles sociaux et la place des individus dans l’interaction est ainsi démontrée à travers le langage. A tel point que la remarque du Président ne choque personne. Il est normal et tout à fait accepté qu’une femme soit renvoyée à son physique par un homme, d’autant plus si il est supérieur hiérarchiquement. « Derrière cela se cache quelque chose de bien plus important, je veux dire l’actuelle définition sociale selon laquelle une femme doit toujours être prête à recevoir des commentaires sur son apparence (…). »

 

Le virilisme exacerbé

L’univers militant est souvent perçu par les femmes comme un univers bestial, où la puissance politique semble corrélée à la violence et à la capacité de domination. Le pouvoir est incarné dans le virilisme et les caractéristiques dites masculines de la force, du courage, du combat. Les lieux d’exercice du pouvoir recourent à un virilisme exacerbé, puisque la puissance et les qualités d’un dirigeant renvoient à cette image de la virilité et de la masculinité. Par définition, il n’y a donc pas de place pour les femmes, puisqu’elles ne correspondent naturellement pas à la figure du bon dirigeant, du bon leader.

Le lieu du pouvoir est perçu et conçu comme le lieu des hommes. La place de la femme est dans la sphère reproductive, domestique, et si elle tente d’empiéter sur le domaine de l’homme, des réactions violentes se déchaînent, avec des injures ou des démonstrations virilistes de la supériorité masculine.

« L’homme qui est vraiment homme est celui qui se sent tenu d’être à la hauteur de la possibilité qui lui est offerte d’accroître son honneur en cherchant la gloire et la distinction dans la sphère publique. » écrit ainsi Bourdieu dans la Domination masculine.

Ces pratiques excluent ainsi toutes personnes qui n’aurait pas l’ambition de monter quelqu’en soit le prix, et les femmes étant souvent moins ambitieuses par auto-censure ou par contraintes réelles, notamment familiales, elles se mettent d’elles-mêmes en marge de la compétition.

L’expérience des rôles genrés implique une réflexion sur les identités et les capacités des individus, mais aussi une réflexion plus générale sur l’organisation elle-même. Les militantes ne veulent pas se contenter d’être mises à l’écart ou de devenir des hommes politiques, elles cherchent un modèle qui permette de dépasser ce virilisme, tout aussi aliénant pour les hommes que pour les femmes, afin que chacun et chacune trouve sa place.

« Le privilège que l’homme détient c’est que sa vocation d’être humain ne contrarie pas sa destinée de mâle. Par l’assimilation du phallus et de la transcendance, il se trouve que ses réussites sociales ou spirituelles le douent d’un prestige viril. Il n’est pas divisé. Tandis qu’il est demandé à la femme pour accomplir sa féminité de se faire objet et proie, c’est-à-dire de renoncer à ses revendications de sujet souverain. »  constatait Simone de Beauvoir dans le Deuxième Sexe.

Parce que le mouvement social, lieu de pouvoir, lieu d’exercice de la politique, est un monde d’homme, l’entrée des femmes pose problème et soulève des résistances. Parce que une dirigeante n’est pas aussi disponible pour les tâches domestiques que la majorité des femmes, sa sortie du foyer pose problème et soulève des résistances. Parce que enfin, les revendications des femmes supposent de changer les pratiques des hommes comme des femmes et de questionner le fonctionnement interne des organisations, leur militantisme pose problème et soulève des résistances. Alors n’arrêtons pas ! Continuons de déranger en mettant les militants face à leur contradiction, continuons de nous imposer pour imposer un nouveau modèle de pouvoir et de rapport entre les sexes.

« Vous êtes contre-indiqué »

« Vous êtes contre-indiqué »

C’est la réponse simple qu’on m’a adressé il y a deux ans quand j’ai voulu donner mon sang. Je répondais à l’affirmative à la question de savoir si j’avais un jour eu des rapports sexuel avec un homme. Catégorisé HSH « Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes » à vie et « indigne de participer à un acte de solidarité humaine », pour reprendre les termes de Robert Badinter se soulevant au Sénat contre Nora Berra en avril 2011.

La secrétaire d’Etat à la Santé confirmait la circulaire du 12 janvier 2009 qui maintient l’interdit fait aux homosexuels de donner leur sang depuis mars 1983, au moment fort de la crise pandémique du VIH/SIDA. Roselyne Bachelot est à l’origine de la dite circulaire. Elle la légitimait alors par les chiffres de la prévalence des homosexuels face au VIH/SIDA – 10 à 18% contre moins d’1% chez les hétérosexuels. Pour autant, maintenir cette interdiction en 2011 est un non-sens relevant au mieux de l’ignorance, au pire de la discrimination d’Etat.

Si les homos sont encore statistiquement  plus enclins à contracter le VIH/SIDA, les moyens techniques dont nous disposons ainsi que la connaissance que nous avons du virus sont autrement plus poussés que ceux que nous avions du « cancer homosexuel » de 1983. Une infection est dépistable moins d’un mois après contamination, de manière fiable.

Les propos de Nora Berra, pour justifier cette « contre-indication à vie » sont les suivant : « l’homosexualité est un facteur de risque pour le VIH ». La ministre s’est empêtrée dans la polémique plusieurs jours avant de revenir sur ses propos. Ses fins conseillers lui auront expliqué que si l’homosexualité est une orientation sexuelle elle n’est pas un comportement sexuel.

L’absurde ici est l’idée que l’orientation sexuelle détermine absolument le comportement sexuel, et les risques pris. Ce raisonnement faussé dans lequel résident tout le mépris, l’humiliation et la discrimination induits par cette circulaire amène effectivement à amalgamer homosexualité masculine et SIDA!

Bien sûr, des filtres sont nécessaires pour éviter les trop grandes prises de risques de la part de l’Etablissement Français du Sang. Il est nécessaire en revanche de rationaliser ces filtres pour éviter les confusions crées par des critères infondés et injustement discriminants.

C’est la position de la Commission Européenne dans la directive 2002/33/CE que brandit Mr Xavier Bertrand, Ministre de la Santé pour légitimer l’éviction des homosexuels du don du sang. Dans un courrier d’août 2011 à Mr Geoffrey Leger[1], les représentants de la Commission contredisent le Ministre. La directive européenne en question n’énonce pas une prohibition du don du sang aux homosexuels. Elle s’adresse aux « individus dont le comportement sexuel […] les expose au risque de contracter les maladies infectieuses graves transmissibles par le sang ».

La position du ministère de la Santé va à l’encontre de l’article 21 de la Charte de Droits Fondamentaux de l’Union Européenne qui énonce que les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle sont illégales.

La question est de savoir si le gouvernement et les ministres concernés sont- simplement ignorants, homophobes ou s’ils font payer aux homosexuels le manque de réactivité des pouvoirs publics face au virus du Sida au début des années 1980.

On parle bien de comportements sexuels individuels, pas d’orientation à valeur d‘injonction stigmatisante : « Tu es pédé donc tu baise à tout va et sans capote ». Il faut en effet prendre en compte non pas l’orientation sexuelle des prétendants au don – qu’il serait bien prétentieux de vouloir cristalliser et par la même leur supposer des pratiques sexuelles, mais les questionner sur leur pratique sexuelle réelle.

Nous proposons de mettre à égalité de critères les individus quelque soit leur orientation sexuelle, en fonction de leur pratique et prises de risques effectives. Faisons donc un bon autodafé de ces questionnaires passéistes et infamants que nous fait remplir l’EFS préalablement au don. Nous voulons des critères objectifs, débarrassés de touts préjugés. Que les homos qui ont des rapports systématiquement protégés, qui se font régulièrement dépister ou qui ont un seul partenaire puisse faire don d’un morceau de leur « solidarité humaine », comme les autres. Finissons-en de cette communautarisation forcée qu’impose aux homosexuels la notion de « groupe à risque » que l’on trouve dans le discours du gouvernement.

Cela d’autant que les deux tiers des nouveaux cas d’infection par le VIH/SIDA dépistés chaque année concernent des hétérosexuels selon les chiffres de l’Institut de Veille Sanitaire sur la période 2003-2010. Regardez autour de vous, posez-vous la question sur votre propre sexualité. On assiste à une espèce de retour en arrière, des campagnes de prévention moins fortes, des comportements sexuels plus laxistes. Il semblerait que les relations hétéros, socialement vécues comme « normales », font l’objet d’un trop de confiance, d’un sentiment d’être hors d’atteinte,  car le message a été intériorisé que les risques d’infection portent uniquement sur les homos.

Enfin, last but not least, venons en au fichage. Oui, le fichage, on n’en parle que très peu et même la littérature internet sur la question est pauvre.  Et pourtant, Jean François Riffaud, ancien directeur de la communication de l’EFS, confirme en 2004 dans un entretien au magazine Têtu « l’existence et l’enrichissement d’un fichier détenu par l’Etablissement Français du Sang et répertoriant toutes les personnes exclus du don du sang avec mention du motif du refus ».  Les informations sur les « recalés » du don du sang sont donc conservées, toutes. Les informations personnelles que vous donnez, ainsi que le motif de votre « contre-indication » sont conservées au chaud à l’EFS. La Cnil ne voit la aucun problème à ce que nos pratiques sexuelles soient gravées dans le marbre et même à ce qu’on nous questionne dessus. Nous voulons la suppression de ces fichiers dans leur totalité et sans condition.

Voilà ce que j’ai récolté en allant donner mon sang à Sciences Po : un fichier dans les armoires de l’EFS et une réduction ontologique et essentialisée de ma pratique sexuelle à mon homosexualité.

Pourquoi ne pas appeler au boycott de la prochaine opération de don du sang à Sciences Po ou inciter les gens à se déclarer homosexuel de façon militante ?

Allons gayement au don du sang !

Pour aller plus loin :

Reconsidering the lifetime deferral of blood donation by men who have sex with men, Mark A. Wainberg, PhD,Talia Shuldiner, BA, Karine Dahl, MD, Norbert Gilmore, PhD MD, http://www.cmaj.ca/content/182/12/1321

Libération.fr, le 14 juin 2011, Les homosexuels toujours exclus du don du sang, http://www.liberation.fr/societe/01012343285-leshomosexuelstoujoursexclusdudondusang

Ministère de la Santé et des Sports, arrêté du 12 janvier 2009 fixant les critères de sélection des donneurs de sang, www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20090118&numTexte=23&pageDebut=01067&pageFin=01076

Institut de Veille Sanitaire, dossier thématique VIH/SIDA, http://www.invs.sante.fr/fr/Dossiersthematiques/Maladiesinfectieuses/VIHsidaIST/InfectionaVIHetsida


[1]      Actuellement en procès conte le Ministère de la Santé au tribunal administratif de Strasbourg