Une année de GARCES 2016-2017

L’année 2016-2017 est bien finie, et à la veille de la rentrée nous avons voulu faire un petit bilan des actions menées, pour les archives.

Cette année, GARCES a organisé 6 conférences, 8 ateliers (dont 5 ateliers santé), 2 projection-débat, 1 pétition, 1 appel à témoignage. Un cycle d’évènements a été porté sur le thème des sexualités, une série d’ateliers sur la santé et d’autres évènements ont été menés indépendamment.

Le cycle des sexualités

Malgré l’omniprésence du sexe dans notre société (aussi bien à travers les médias, films, séries, l’art, la littérature…, que les espaces publics eux-même), les représentations sont extrêmement normées et largement dominées par le point de vue masculin, blanc, cis-hétéro, valide. Les autres sexualités sont marginalisées, invisibilisées ou ignorées.

C’est pourquoi GARCES a voulu questionner les représentations des sexualités féminines, hétéro, lesbiennes, bi, queer, leur normativité ou leur invisibilisation, dans l’imaginaire collectif, la culture populaire, le rap, la bande dessinée, la pornographie etc. à travers une série de conférences et de projections-débats.

Des ateliers ont été mis en place en parallèle pour partager nos expériences dans un cadre plus intimiste et pour nous réapproprier nos sexualités, nos pratiques et nos corps.

L’ensemble du cycle est présenté ICI

 

Les ateliers santé

Face aux scandales sanitaires, aux violences médicales, à l’accaparement du corps des femmes par la médecine, aux pratiques stigmatisantes et culpabilisantes, GARCES a souhaité ouvrir des ateliers de discussion et de réflexion afin de se réapproprier les savoirs médicaux et gagner en autonomie dans une perspective féministe.

Une série d’ateliers a donc été lancé au printemps 2017, qui devrait se poursuivre l’année prochaine.

L’ensemble des ateliers est présenté en détail ICI

 

Le Groupe de Réflexion sur l’Amour et la Sexualité (G.R.A.S)

Le Groupe de Réflexion sur l’Amour et la Sexualité a été fondé au printemps 2016 par des membres de Garces. Durant l’année universitaire 2016-2017, six ateliers ont été organisés.
Nous y proposons un espace de discussion affinitaire, en petit comité et en non-mixité choisie (sauf mecs cis). Dans cet environnement aussi bienveillant que possible, nous souhaitons favoriser le partage d’expériences sur des sujets qui tiennent à cœur aux participant·e·s présent·e·s le jour de l’atelier -la séduction amoureuse, la bi/pansexualité, les scénarios sexuels, le polyamour, etc. C’est drôle ou triste selon les ateliers, parfois, c’est technique, parfois, c’est plus… métaphysique !

 

Les évènements menés en partenariat

Atelier d’écriture féministe

Jeudi 20 octobre 2016

ATELIER en partenariat avec le ZEUGMA

L’atelier a été l’occasion de libérer la parole sur des agressions et du harcèlement vécus et d’écrire dans un cadre bienveillant.

 

Matriarcat et rapport de genre dans les Antilles

Mercredi 12 avril 2017

CONFÉRENCE en partenariat avec Sciences O

Les intervenantEs :

Viviane ROMANA,​ Psychologue clinicienne, diplômée d’un Doctorat en psychologie clinique et en psychopathologie de l’université Paris VIII.

Stéphanie MULOT,​ Professeure de sociologie et anthropologie à L’université Jean Jaurès à Toulouse.

Corinne MENCÉ-CASTER, ancienne présidente de l’université des Antilles.

La vidéo de la conférence : Part 1     Part 2      Part 3

Les inégalités de genre aux Antilles sont la conséquence de la division traditionnellement sexuée hérités de la période esclavagiste. On retrouve généralement l’archétype l’homme fugitif et de la mère-courage dans les sociétés post-esclavagistes. Ils s’inscrivent dans une organisation singulière: la matrifocalité.

Cette dernière désigne un système d’organisation familiale centré sur l’autorité de la mère au sein du foyer et excluant la présence régulière d’un homme dans le rôle d’époux-père.

Ce pouvoir domestique de la femme ne se retrouve pourtant pas dans la hiérarchie sociale. Ces femmes se retrouvant ​souvent submergées ​entre les doubles journées de travail et leur position sociale, connaissent des situations difficiles. Cette représentation qui imprègne la société antillaise depuis son origine est au coeur du mythe de la “Fanm Poto-mitan” (Femme Pilier) aux Antilles.

 

Le 8 MARS

A l’occasion de la Journée internationale des Droits des Femmes, GARCES a publié un appel à témoignages sur des expériences de sexisme au sein de Sciences Po et a également lancé une pétition pour qu’un des principaux amphithéâtre de l’université soit renommé du nom d’une femme, Suzanne Basdevant-Bastid, première femme professeure dans l’histoire de l’établissement.

L’appel à témoignages

[TW: sexisme, harcèlement sexuel, viol]

Pour le 8 mars 2017, journée internationale des droits des femmes, nous avions fait un appel à témoignage anonyme via facebook sur le sexisme à Sciences Po. Nous avons reçu de nombreux témoignages, portant d’une part sur les remarques sexistes de professeurs, d’autres sur des ambiances sexistes dans les associations et la vie étudiante, mais aussi plusieurs témoignages de harcèlement, d’agressions et même de viol.

Alors que l’enseignement supérieur et tout particulièrement les établissements élitistes sont souvent considérés comme des espaces safe où le sexisme n’existerait pas, ces témoignages nous rappellent que la société hétéropatriarcale ne s’arrête pas aux portes de l’institut, bien au contraire. Les rapports hiérarchiques professeur-élève, le statut d’un certain nombre d’intervenants qui ont des hauts postes et sont dans des positions de pouvoir, ne font que renforcer les violences sexistes, harcèlements, agressions ou viols, qui existent déjà dans l’ensemble de la société.

Les témoignages ont été publié ICI

 

La pétition

Le 8 mars 2016, GARCES avait renommé le temps d’une journée tous les principaux amphithéâtres de Sciences Po, pour briser le monopole masculin en matière de nom de salles le temps d’une journée. Un an après, l’hégémonie masculine n’a pas bougé. C’est pourquoi GARCES a lancé une pétition pour demander que l’amphithéâtre Albert Sorel soit renommé Suzanne Basdevant-Bastid, du nom de la première femme à devenir professeure à Sciences Po en 1941.  Il s’agit d’une part de ne pas effacer les femmes de l’histoire de l’institution et d’autre part d’assurer une meilleure représentation dans la symbolique de l’établissement. Nous avons obtenu 1127 signatures.

La pétition complète est en ligne ICI

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s