Sexisme au travail

 Compte-rendu de la réunion Garçes du 6 février 2014

En février dernier, nous avions organisé une réunion publique sur le sexisme au travail. Comme vous le voyez, on a mis un certain temps à peaufiner ce compte-rendu (et ce n’est absolument pas parce qu’on l’a oublié dans un recoin sombre de notre google-drive, non-non).

Avant de rentrer dans le vif de sujet, rappelons la thématique de la réunion, détaillée telle quelle dans nos tracts:

Jobs d’été, stages, premier emploi … Comment identifier des situations de sexisme ? Comment faire pour reprendre son patron, son collègue sans mettre sa situation pro en danger, et mettre le holà au sexisme ordinaire ?

Commentaires désobligeants, blagues sexistes, regards lubriques et remarques déplacées : on peut toutes être, à un moment donné, confrontées à ce type de situation. Le sexisme au travail n’est pas fondamentalement différent de celui qui s’exerce au sein de nos universités, dans notre famille, dans nos cercles d’amis ou dans la rue. Il est toujours difficile d’y faire face et les stratégies de réponses ne sont jamais évidentes, mais tout ça se complique encore plus dans un univers aussi normé que le monde du travail.

Ton job d’été, tu en as besoin pour payer tes prochaines vacances. Ce stage de la mort qui tue, tu peux pas te permettre de le perdre. Ce collègue qui te cherche, tu as encore un rapport de 50 pages à écrire avec lui.

Les relations dans le monde du travail sont bien plus contraintes que dans d’autres cercles. Relations hiérarchiques, contrainte économique, impact sur la carrière : autant d’éléments qui rendent la gestion du sexisme au travail bien plus difficile. Repérer ces pressions, les estimer à leur juste valeur, les mettre en balance, sont des premières pistes pour trouver les bonnes réactions pour faire face à un comportement inadéquat.

La réunion visait donc a un partage d’expériences et un échange de bonnes (et de moins bonnes) pratiques, dans un esprit d’entraide et d’auto-émancipation féministe. Beaucoup de personnes sont venues (merci!) : on a pu partager une variété d’expériences dans plusieurs domaines (public, privé, journalisme, conseil, armée, hôpital), et parler ensemble des solutions et différentes stratégies de riposte.

En introduction, nous avions proposé une définition du sexisme au travail, empruntée a Brigitte Grésy :

“Le sexisme au travail, ce sont tous ces petits signes, comportements, propos insidieux et sournois qui déstabilisent, infériorisent, délégitiment les femmes dans le monde du travail, subtilement, l’air de rien : des sourires goguenards, des dos qui se tournent, des petits mots qui cassent, une façon de vous éjecter d’un dossier parce qu’on préfère rester entre hommes… Autrement dit, tout ce qui est infra-harcèlement sexuel ou agression caractérisée, et qui n’est pas susceptible de faire l’objet d’un recours devant un juge.”

  1. Partage d’expérience et prise de conscience

En discutant en petits groupes, on s’est rendues compte non seulement de l’ubiquité du sexisme dans le monde du travail, tous secteurs confondus – un phénomène dont nous ne doutions pas vraiment – mais également de la variété de celui-ci. De l’attaque frontale a l’insinuation sournoise en passant par l’humour, les remarques désobligeantes ou les compliments malvenus, certains trouvent toujours moyen de nous faire comprendre qu’on a pas vraiment notre place ici, de nous ramener a notre physique, de mettre nos compétences en doute… Petit florilège des expériences partagées lors de la réunion :

A., journaliste, a vu des reportages intéressants lui passer sous le nez parce qu’on y envoyait des reporters masculins soit disant plus “aptes au travail de terrain”…

B. a reçu des SMS grossiers de la part d’un collègue, sous couvert de “blague” : elle a réagi en mettant le holà tout de suite, ce qui a conduit à de plates excuses du coupable pour qui pourtant “ce n’était pas si grave”.

M., étudiante infirmière subit des remarques déplacées de ses patients (sur son physique, notamment). Elle a souligné la difficulté de réagir dans le cadre d’une relation de “care”, alors que les patients sont dans une situation vulnérable… et appartiennent pour certains à une autre génération.

Les collègues de J., en stage a l’étranger, trouvaient normal de lui poser des questions sur sa vie privée. Comment poser des limites dans un contexte culturel qu’on connait mal, alors qu’on essaye de s’intégrer à la fois dans le pays et dans l’entreprise?

Plusieurs étudiantes en cursus médical / para-médical ont dit être identifiées systématiquement comme infirmières par les patients lorsqu’elles portent la blouse, alors que leurs camarades hommes du même âge sont toujours eux, identifiés – parfois a tort – comme médecins.

C., en stage en cabinet de conseil, entend régulièrement ses collègues émettre des doutes sur la compétence des femmes en position de pouvoir : soupçon de promotion canapé, d’incompétence, d’inaptitude à manager (parce que les femmes sont si douces et aimantes!)…

A savoir, le site viedemeuf.fr déborde de témoignages sur le sexisme au travail. Beaucoup de différents blogs et tumblr existent sur le sujet (n’hésitez pas à partager vos liens en commentaire!), et notamment sur des secteurs d’activité spécifique. Par exemple, sur le sexisme dans le journalisme on peut citer l’excellent Said to Lady Journos (en anglais).

  1. Les solutions existent!

Il n’est jamais facile de faire face au sexisme : doit on réagir sur le coup ? Doit-en parler ? A qui en parler ? Pour quels effets ? Dans le monde du travail, particulièrement normé, avec des rapports de hiérarchie parfois stricts, il peut être tout particulierement difficile d’y faire face, surtout quand des enjeux financiers et de carrière sont en jeu.

  • En amont : prévenir les situations

Une GARçES nous a confié sa technique de “désamorçage” qui consiste  à se définir comme féministe dès le début de son stage / boulot :

  • par exemple en parlant d’un fait divers et en adoptant une position féministe dessus
  • en lançant en passant “tiens, l’autre jour je suis allée sur une réunion sur le sexisme au travail, c’était très intéressant” (you’re welcome)
  • ou en profitant d’être stagiaire pour questionner innocemment les pratiques de l’entreprise, par exemple sur l’ouverture de portes (“ah bon, ça se passe comme ça ici.. c’est pas un peu vieux jeu?”), afin d’encourager les collègues à s’interroger sur leurs pratiques.

Pour elle, ça fonctionne: ses collègues ont immédiatement compris que s’ils cherchaient une audience disposée à rigoler des blagues sexistes, c’était pas dans son open-space que ça se passait!

Pour une autre GARçES, en revanche, se définir comme féministe dès le début l’a exposée à quelques taquineries de la part de ses collègues, ainsi qu’a des injonctions répétées a prendre position devant le reste de la boite sur des sujets brûlants (“Donc toi t’es pour qu’on enseigne la théorie du genre a des maternelles, c’est ça?”). Elle juge pourtant le bilan plutôt positif puisqu’ils tentent désormais de policer leurs propos (avec plus ou moins de succès), et au moins se rendent compte quand ils disent quelque chose de sexiste (ce qui est plus ou moins un début). Elle note aussi: “je préfère cent fois être la féministe reloue de service devant laquelle ‘on ne peut plus rien dire’, que la fille qui fait semblant de rigoler aux blagues sexistes à la machine a café”.  Amen.

 

  • Comment réagir face aux commentaires / comportements sexistes ?

La technique du “call out”

Le “call out” consiste à interpeller sur le coup une personne qui dit ou fait quelque chose de sexiste. Il peut se faire sans agressivité, simplement pour ramener la discussion (et la relation) sur un terrain professionnel et non discriminatoire.

Si la personne se défend, on peut préciser que ça n’est pas contre elle, mais qu’elle reproduit des schémas de domination en disant/faisant ça. Dire un truc sexiste ne veut pas forcément dire que l’on est un gros macho: c’est souvent important de distinguer “propos sexistes” de “qualification sexiste”. Il faut hélas garder en mémoire que personne n’est à l’abri de dire un truc sexiste un jour, même pour celleux d’entre nous les plus “sensibilisé.e.s” à la question (après tout on a tou.te.s grandi dans un environnement sexiste…).

Si on est face à quelqu’un qui malheureusement a du mal à comprendre ce qu’on veut faire passer comme message, faire le parallèle avec le racisme aide parfois: “Si j’étais noir et que tu venais de me dire une blague raciste et que je t’avais repris, est ce que tu aurais défendu un “droit à l’humour?” Non. Et bien moi c’est pareil, en tant que femme, si tu dis un truc sexiste je revendique le droit de te dire que ça n’est pas drôle et/ou offensant/discriminant etc.”

Exemples

“Bon les filles, on vous charge de faire le ménage après le pot de départ de Machin? C’est votre domaine non?”

→ “C’est sexiste ce que tu viens de dire, ça me fait vraiment pas rire.”

“Il te met pas vraiment en valeur ce haut….”

→ “Je pense pas que tu me ferais la même remarque si j’étais un homme.”

La technique de l’humour

Ce n’est pas toujours facile puisque n’est pas Desproges qui veut, mais les blagues ou commentaires sexistes ne brillant pas non plus pour leur finesse, on peut parfois s’en dépatouiller avec un commentaire ironique et un petit sourire en coin :

  • C’est super moderne ce que tu dis, vraiment!
  • (consultant ostensiblement sa montre) Nous sommes donc le 7 octobre 1952, qui l’eut cru…
  • Franchement, si j’ai envie d’entendre ce genre de commentaires je me télécharge un épisode de Mad Men…
  • Ah, les blagues lourdes de bon matin, toujours un plaisir!
  • Tu m’avais jamais dit que tu servais de nègre à Jean-Marie Bigard à tes heures perdues!
  • Eric Zemmour, sors de ce corps…

… puis enchaîner direct avec un “bon, on regarde ce dossier?” si on n’a pas envie de s’étendre sur le sujet.

La communication non-violente

(Pour les sceptiques: “méthode de culpabilisation subtile mais néanmoins honnête pour résoudre les conflits personnels”)

Si on s’entend bien avec ses collègues et qu’on a une relation informelle avec eux (pas de hiérarchie) on peut utiliser des méthodes dites de “communication non-violente”, a savoir expliquer de façon honnête le sentiment que provoque son comportement sexiste (ici un très bon article de Madmoizelle a ce sujet:).

  • Ça me blesse ce que tu dis, je pensais que notre relation de travail était basée sur le respect.
  • Je suis très déçue par ce que tu me dis, je te pensais plus ouvert d’esprit.
  • Je ne pense pas que tu devrais me parler comme ça, ça me met mal a l’aise.
  • Je suis en colère de t’entendre dire ça alors que je me tue au travail tous les jours. Je trouve ça irrespectueux.
  • Ce genre de blague me donne envie de t’étrangler avec ta propre cravate (… note a moi-meme: penser “non-violence” avant “honnêteté”)

Avantages: c’est direct, et ça fait comprendre a l’autre votre perception des choses. Sans agresser en retour, ça laisse peu de place pour l’argumentaire en face, et beaucoup de potentialité pour les plates excuses.

D’après une étude sociologique très sérieuse (ma vie, toussa), bon nombre d’auteurs de propos sexistes appartiennent a la catégorie des “gugusses lambda”. A savoir : l’égalité des salaires, ils sont pour, la violence domestique, ils sont contre, et pourtant ils vont dire “t’as vu la longueur de la jupe de la nouvelle associée? On comprend comment elle est arrivée la, elle”.

Leur faire entendre “tu es quelqu’un de bien, tu ne devrais pas dire de conneries sexistes comme tu viens de le faire”, a probablement plus d’impact sur leur comportement que “tu es un gros connard sexiste, la preuve : tu viens de dire une connerie sexiste”. Même si on ne le pense pas.

***

La technique “en fait, je sais pas faire le café (et accessoirement je suis pas là pour ça)”

Dans la situation, où tous les regards se tournent vers vous (et non votre collègue stagiaire mec) pour faire des cafés ou acheter des sandwichs: si vous n’osez pas refuser directement, vous pouvez toujours le faire mais mal et de mauvaise grâce. Le plus souvent, on ne vous le demandera pas deux fois.

Sorry not sorry!
  • Réagir au sexisme en aval : en parler!

En parler avec des collègues permet :

  • de sortir d’une éventuelle position d’isolement, de se sentir soutenue
  • de peut-être se rendre compte qu’on est pas seule, et que d’autres collègues subissent aussi le sexisme
  • de définir une solution collective
  • de recueillir des expériences de collègues qui ont peut-être déjà vécu des expériences similaires et peuvent proposer des solutions
  • Réagir au sexisme en aval : la voie “institutionnelle”

On le sait, tous les comportements sexistes ne sont pas hors-la-loi. Mais certains le sont:

  • Discrimination. Toute décision de l’employeur (embauche, promotion, sanctions, licenciement, mutation) doit être prise en fonction de critères professionnels. Lorsqu’une personne est traitée de manière moins favorable qu’une autre en fonction de son sexe (ou race, religion, handicap, orientation sexuelle…), il s’agit d’une discrimination directe. Lorsqu’une disposition est susceptible d’engendrer un désavantage pour des personnes en fonction des critères mentionnés ci-dessous, il s’agit d’une discrimination indirecte  (Plus d’infos ici)
  • Harcèlement sexuel. Le harcèlement sexuel se caractérise par le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui a) portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou b) créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante. Est assimilé au harcèlement sexuel le fait d’user (même de façon non répétée) de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un autre. (Plus d’infos ici)

Il est possible, dans ces cas, de saisir le conseil des prud’hommes (pour le secteur privé) ou le tribunal administratif (pour le secteur public), ou bien de déposer plainte.

Nous n’avons pas directement parlé de discrimination ou de harcèlement sexuel dans notre discussion, mais nous les mentionnons tout de même dans le compte-rendu a toutes fins utiles. Comme les participant.e.s a la discussion étaient pour la plupart jeunes, encore étudiant.e.s ou en tout début d’insertion professionnelle, de nombreux cas n’ont pas été évoqués (par exemple discrimination liée a une grossesse).

Dans bien des cas, le sexisme subi par les femmes au travail est “infra-recours”; il est suffisant pour nous faire perdre confiance en nous, pour créer une ambiance délétère, mais ne constitue pas une infraction caractérisée. On s’est interrogées, pendant la réunion, sur ou se trouvait cette limite, sa pertinence, et surtout comment se faire aider par voie institutionnelle dans chacun des cas. Outre la justice, les prud’hommes ou le tribunal administratif, on a noté l’existence de plusieurs recours:

  • DRH. A noter : personne n’avait d’expérience “de première main” pendant notre réunion, mais on s’est demandé.e.s si un climat pesant de blagues sexistes pouvait justifier une discussion avec les ressources humaines, qui pourraient offrir une médiation avec les collègue. Si vous avez des infos là-dessus (ou si vous etes un.e DRH militant.e…) n’hésitez pas a nous le dire en commentaire.
  • Le CHSCT. Constitué dans tous les établissements occupant au moins 50 salariés, le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail a pour mission de contribuer non seulement à la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs, mais également à l’amélioration des conditions de travail. Si vous travaillez dans une boite de taille moyenne vous devriez donc normalement pouvoir recourir au CHSCT, et si vous souffrez dans un environnement de travail sexiste, ils peuvent peut-etre aider. Liens: CHSCT sur le site du Ministere du Travail ; un article qui détaille le role du CHSCT en matière de discrimination genrée.
  • Syndicats. Tous les syndicats ont un volet de lutte contre les discriminations et notamment le sexisme. Ils y sont souvent confrontés et sont généralement formés sur la question ; ils peuvent donc apporter un soutien (ne serait-ce que moral) et connaissent les différents recours possibles.
  • Comment réagir quand on est témoin d’une situation de sexisme au travail?

Votre collègue se prend une blague sexiste dans la gueule? Quelqu’un lui fait une remarque déplacée?

Le rôle des témoins est extrêmement important dans ce genre de situation : désolidarisez-vous de l’auteur de la remarque sexiste, et si vous le pouvez, interpellez-le (suivant la technique du call-out).

Si vous ne pouvez pas, ou ne savez pas comment réagir sur le coup, vous pouvez aller voir la personne victime de sexisme ensuite pour lui dire :

– J’ai vu/entendu ce qui s’est passé et ce n’est pas normal

– Je te soutiendrai si tu veux en parler aux supérieurs / déposer une plainte officielle etc

Un des pires aspects du sexisme au travail, comme pour tout type de discrimination, c’est le fait de se sentir isolé.e, d’avoir le sentiment que tout le monde est d’accord avec ce qui nous est fait et que personne ne nous prendra au sérieux si on se plaint : il est primordial dans ce genre de situation de pouvoir compter sur des allié.e.s, de se sentir soutenu.e et écouté.e. Si vous n’etes pas vous-memes victime de sexisme, mais que vous le voyez autour de vous… soyez ces alliés-la!

… Et si vous vous sentez trop timide ou trop gêné pour vous élever contre une injustice, pour passer du statut de témoin complice a celui d’allié, souvenez vous de la phrase de Martin Luther King: “In the end, we will remember not the words of our enemies, but the silence of our friends.” D’ou acte.

***

La conclusion

Quelques mois après cette réunion, Crêpe Georgette a écrit un fantastique article traitant de discrimination au travail, et de la tendance à la dépolitisation des discriminations.

Elle critique à ce titre l’application développée par le ministère des Droits des Femmes, qui propose dans la catégorie réponse aux agressions sexistes: « restez subtile et mesurée. Essayez de recadrer sans blesser. Ne cherchez pas à humilier la personne au risque de la transformer en ennemi déclaré et de devenir un monstre soi même« . L’appli précise aussi “en cas de désaccord, soyez amicale, chaleureuse, à l’écoute et surtout pas agressive” car « un comportement trop vindicatif sera beaucoup moins accepté chez une femme que chez un homme »

Double facepalm of Picard and Riker

Crêpe Georgette écrit tres justement : “a l’époque de l’individualisme à tout crin, on crée des solutions individuelles – chacune consulte son application sur son smartphone – au lieu de créer des solutions globales.”

Je voulais donc offrir un disclaimer : cette réunion, et ce compte-rendu, n’ont absolument pas vocation a dépolitiser les discriminations, à en rendre les femmes responsables car elles n’auraient “pas bien réagi”. Chez Garces, nous dénonçons toute forme de sexisme et sommes fermement convaincu-e-s que tout est politique : de l’humour gras au harcèlement de rue, aucun comportement sexiste n’est excusable, et tous découlent d’une même volonté d’exclure les femmes de l’espace public. Si la lutte contre le sexisme passe par l’action collective, nous voulons aussi apporter des solutions a l’échelle individuelle ;  c’est ce que nous les féministes appelons l’empowerement – en bon français l’auto-émancipation. C’est l’objet de beaucoup de nos ateliers – échanger des solutions féministes pour combattre le sexisme au quotidien… ou simplement s’en défendre.

Ne voyez donc pas dans ce compte-rendu de solutions toutes faites ou d’injonctions prescriptives ; les propositions décrites ci-dessus sont simplement le reflet d’une discussion entre jeunes féministes sur des méthodes de survie en milieu hostile :).

Ressources

Quand le ministère des droits des femmes dépolitise les discriminations salariales, Crepe Georgette, http://www.crepegeorgette.com/2014/04/21/ministere-droits-femmes-depolitise-les-discriminations-salariales/

Dix nouvelles formes du sexisme ordinaire au travail, Guillemette Faure, Rue89, http://rue89.nouvelobs.com/2009/10/29/10-nouvelles-formes-du-sexisme-ordinaire-123791

Sexisme ordinaire en entreprise : Brigitte Grésy vous a répondu, Brigitte Grésy, Le Nouvel Obs, http://rue89.nouvelobs.com/2009/11/04/sexisme-ordinaire-en-entreprise-brigitte-gresy-vous-a-repondu-124488

Sexisme au travail : burn out, écrasement, culpabilité… Je vois le résultat au quotidien, Fatma Bouvet de la Maisonneuve, Le Nouvel Obs, http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1087594-sexisme-au-travail-burn-out-ecrasement-culpabilite-j-en-vois-le-resultat-au-quotidien.html

Sexisme au travail : 8 femmes sur 10 concernées, France Inter, http://www.franceinter.fr/depeche-sexisme-au-travail-8-femmes-sur-10-concernees

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3 réflexions au sujet de « Sexisme au travail »

  1. Ping : #SOS égalité professionnelle. Signez la pétition ! | Laconnectrice's Weblog

  2. Bonjour, excusez-nous de vous déranger. Nous sommes un groupe de jeunes filles qui travaillons sur les inégalités et du sexisme dans les entreprises et ce compte rendu ayant attiré notre attention, nous aimerions bien pouvoir travailler avec vous.
    Nous espérons que vous répondrez positivement à notre appel, merci de votre compréhension.

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