Garçes est de retour !

Il était une fois Garçes….

En octobre 2010, suite au mouvement social contre la réforme des retraites, quelques étudiantes se réunissent pour parler de l’inégalité dans la prise de paroles entre les femmes et les hommes au sein des AG. Elles se rendent compte alors que leur « timidité » n’est pas un problème individuel mais bien un problème collectif, révélateur d’une structure patriarcale persistante, empêchant l’émancipation de chacun et chacune face aux stéréotypes hétérosexistes. Elles décident alors de créer GARÇES (Groupe d’Action et de Réflexion Contre l’Environnement Sexiste) et de l’ouvrir aussi bien aux militant.e.s qu’aux non-militant.e.s, aux femmes qu’aux hommes…

Garçes, c’est donc un collectif féministe…

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Une association féministe et LGBT, c’est toujours utile…

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Les femmes, comme les personnes LGBT*(1) (lesbiennes, gays, bis, trans*), sont toujours victimes de discriminations et d’hétérosexisme, en France et dans le monde…

Discriminations politiques et économiques :   En France, les femmes gagnent 19,6% de moins que les hommes et sont majoritairement concernées par les contrats précaires. Elles ne sont que 26,9% à l’Assemblée Nationale. En politique, elles subissent comportements et remarques sexistes. Au sexisme de ces remarques s’ajoutent parfois des allusions racistes (cf. notamment les commentaires et images visant Christiane Taubira il y a quelques mois) qui visent toujours à mettre en doute la compétence de ces femmes. Enfin, au lycée, puis à l’université et dans le monde du travail, les filières et les secteurs professionnels sont hiérarchisés en fonction de leur taux de féminisation…

Le corps des femmes, cet objet du désir masculin   Dans toutes les sociétés,  le viol reste encore un tabou alors que près d’une femme sur cinq en est victime. De plus, de manière quotidienne, à Paris comme à Tokyo, au Caire et à Bruxelles, des femmes subissent harcèlement de rue et harcèlement sexuel. Face à ces violences, elles sont peu soutenues par des institutions policières et judiciaires (souvent trop peu formées), et leurs droits peuvent encore se retrouver en danger…comme ce fut le cas pour lors de l’abrogation du délit de harcèlement sexuel en France en mai 2012. Le harcèlement et les violences sexuelles sont encore trop souvent légitimées par une société qui en rend les femmes responsables.

Discriminations et violences LGBT-phobes  Les personnes LGBT* sont victimes de discriminations et de violences, tant physiques que symboliques, au quotidien. Celles-ci sont directement liées à la division binaire et hétéronormative de la société, qui postule les catégories « femme » et « homme » comme innées, figées et seules possibles, dont devraient découler des rôles de genre définis, et une orientation hétérosexuelle considérée comme seule valide. Sortir de ce cadre est systématiquement sanctionné.  L’année passée, le « débat », dont les termes mêmes sont discriminatoires, autour de l’ouverture du mariage aux couples non-hétérosexuels, a fait le lit de discours et d’actes LGBT*-phobes de plus en plus nombreux et décomplexés. De plus, si le « transsexualisme » n’est plus considéré comme une maladie mentale par la sécurité sociale depuis mai 2009 (!),  les personnes trans* souhaitant obtenir un changement d’état civil sont encore soumises à un parcours pathologisant, intrusif et dont les conditions extrêmement restrictives et normées portent une fois de plus atteinte à leur droit à l’auto-détermination et à disposer librement de leur corps.

Le droit à l’IVG  Le droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse est menacé par la fermeture récente de centres IVG partout en France. Par ailleurs, si l’accès à la contraception et à l’avortement sont des droits que les femmes ont acquis depuis des décennies (souvent de manière longue et difficile), leur légitimité est trop souvent remise en cause par certains groupes religieux et organisations politiques.

À Sciences Po aussi !

Le sexisme et les discriminations contre les personnes LGBT sévissent aussi à Sciences Po ! GARÇES a pour mission de les dénoncer sous toutes leurs formes, mais aussi d’informer et de sensibiliser les étudiant.e.s à ces questions.

L’écart de salaire entre les diplômés et les diplômées reste significatif : l’enquête « Jeunes DiplôméEs 2012 » montre que 57% des diplômé.e.s sont des femmes, mais elles gagnent en moyenne 18,9% de moins que les diplômés à leur sortie de l’IEP.

L’administration n’est pas en reste Aucune femme n’a été nommée administratrice de l’IEP depuis sa création, seulement 2 femmes sont directrices d’un campus du Collège Universitaire, et seules 8 femmes siègent au Conseil d’administration contre 26 hommes…

Invisibilité des femmes Tu peux toujours chercher les grandes figures féminines ayant marqué l’IEP sur Internet et parmi les noms des amphis et des bâtiments…en effet, pas une seule femme n’est assez bien à Sciences Po pour qu’on nomme un espace d’après son nom !

Prise de parole  De nombreuses barrières subsistent quant à la prise de parole en public des femmes : ainsi, il y a très peu de femmes dans les joutes oratoires et les concours d’éloquence, on compte une seule finaliste du Prix Philippe Séguin en 2012…

Et qu’est-ce qu’on fait à Garçes exactement ?

Tout au long de l’année 2012-2013, le collectif s’est mobilisé dans les luttes aspirant à une égalité des droits entre couples hétérosexuels et couples non-hétéros, dans une perspective critique, et contre la multiplication des discours et des actes LGBT-phobes décomplexés, refusant parfois de dire leur nom. Les GARÇES était également présent.e.s lors de rassemblements en soutien au centre IVG de l’hopital Tenon, ainsi que lors de marches  telles que l’Existrans, de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes (25 novembre), ou encore aux côtés d’autres groupes militants tels que Mamans toutes Égales contre les discriminations à l’encontre notamment des mères portant le foulard.

A Sciences Po et dans le milieu étudiant, le collectif a organisé un séminaire féministe à la rentrée 2012, une conférence unitaire avec d’autres associations de Sciences Po pour débattre des ouvertures et des lacunes de la loi dite du « mariage pour tou.te.s » ainsi que des perspectives de luttes la dépassant. GARÇES a aussi animé de nombreux ateliers et réunions publiques, réfléchissant autour de thèmes tels que le harcèlement de rue, les troubles du comportement alimentaire, le consentement dans les relations sexuelles, le viol, les agressions sexuelles et les tentatives de viol,  le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur, de la convergence des luttes anti-sexistes et anti-racistes, a organisé des projections de films, a fait de la veille anti-sexisme et anti-discriminations LGBT, et a publié des articles et co-signé des textes et appels en soutien à d’autres collectifs et organisations.

Agenda

 

À venir : ateliers et réunions publiques : consentement, les droits des trans* en Europe, xxxxx …et les thèmes que chacun.e souhaite aborder !

 

Nous contacter

Après avoir lu ce texte, tu veux absolument devenir une ou un Garçes (tu as fait le bon choix !) ? Tu peux nous contacter de plusieurs manières :

–        par mail : garces.sciencespo@gmail.com

–        par Facebook : « Garçes collectif féministe »

–        par notre blog : https://collectiffeministe.wordpress.com

 

(1) Nous utilisons l’astérisque après le terme « trans » afin de laisser un espace d’existence à et de rendre visible la diversité des identités et des parcours des personnes ne s’identifiant pas au genre qui leur a été assigné à la naissance.

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